Les récents événements survenus sur la scène politique guinéenne ravivent chez moi certains souvenirs qui méritent d’être contés aux jeunes. Je regrette au passage que ‘’jeune’’ n’ait pas de genre. On dit (à tort) indifféremment, un jeune ou une jeune. En réalité, il n’y a de vraiment jeune que la femme. Hélas, le patriarcat tarde à mourir avec cette foule de machos…Consolez-vous, mesdames et mes jolies, le défenseur de ces dames est là. Madame Bangoura, Maf, Kadi Jolie, Amie amie, Farah, toute la Terre se retrouve dans cette diversité. La terre, voilà au moins qui rétablit l’équilibre des forces. Pourquoi, oublierais-je Lika ou Mimi ou encore Lazée ? Toutes (ou tous, par souci d’équité), ont besoin de connaître leur histoire, la vraie et même, la politique. Un article, publié dans ‘’Le Citoyen’’ a failli me faire un vilain procès. Pour faire court, voilà ce que rapportait ce brulot. L’ampleur que la publication avait prise, méritait bien cette appellation. Sous ma signature, l’article affirmait, qu’il n’y avait aucune raison que les militants du Pup au pouvoir et ceux du Rpg de l’Opposition se tapent si souvent les uns sur les autres, au point de faire des blessés et des morts. Pour fonder cette affirmation, je citais l’exemple de deux personnalités de ces deux formations farouchement opposées dont l’une soutenait à Paris, les enfants de l’autre resté au pays. Mon désir était de montrer concrètement comment était fondée la pensée de cet auteur qui soutenait que l’absurdité de la guerre résidait en ceci que, ceux qui la font ne se connaissent pas, contrairement à ceux, pour lesquels, ils la font. Ces derniers, se connaissant très bien, quant à eux. Les deux héros de l’affaire étaient bien connus de la scène politique. Nul ne pouvait deviner qu’un lien si personnel les unissait. Cette révélation sera prise par celui des deux qui n’est plus de ce monde, comme une volonté délibérée de ma part de nuire à sa carrière politique. Je ne nommerai donc que le survivant, le Pr. Alpha Condé, ci-devant Président de la République. Je ne ferai l’économie d’un procès en diffamation, que par les efforts éclairés et conjugués de El Hadj Biro Diallo, alors secrétaire général du Pup et de son adjoint, El Hadj Aboubacar Somparé son adjoint (heureusement encore tous vivants). Le Président du Rpg me refusera son témoignage pour le principe de la séparation de la vie publique et de la vie privée. Je ne lui donnerai raison, que plus tard et avec bien de la peine. Ces souvenirs me reviennent par l’irruption de l’épouse de Madame Cellou Dalein Diallo sur la scène politique avec le récit romancé de l’aventure nocturne, très viril de son fils (celui de son père aussi), le bouillant et certainement valeureux futur officier de l’Armée guinéenne, Ahmed Tidiane Diallo. Différents éléments subjectifs m’ont interpelé et qu’il me plaît de souligner ici. De 1971 à 1976, j’ai vécu la vie du jeune Diallo. La Russie n’était alors que l’appellation générique d’un ensemble plus vaste : l’URSS. J’y étais comme élève officier de l’Armée de mer. Cette proximité me rend automatiquement sympathique ce jeune homme. Ensuite, la compagnie de Diallo mérite méditation. Son compagnon, celui par qui est arrivé le scandale, est Abdallah Kouyaté. Contrairement à ceux que racontent les politiciens sur la partition communautaire de notre pays, voilà bien un exemple qui dément cette réalité. Les jeunes ont d’autres paradigmes auxquels nous voudrions obligatoirement superposer les nôtres. Abdallah et Ahmed Tidiane (Diallo et Kouyaté) ne rappellent-ils pas ces joyeux lurons de ‘’ mousquetaires’’ (les trois qui étaient en fait quatre)?
Siaka Kouyaté Guinee7 |





















