Lors de son émission ‘’Appel sur l’actualité’’ de la Radio France Internationale, du vendredi 6 septembre 2012, Juan Gomez a appelé Mamadou Sacko, Administrateur de: www.lexpressguinee.com, pour donner son point de vue sur le départ annoncé de Lounseny Camara à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la Guinée. Nous vous proposons l’intégralité de leur entretien. Juan Gomez Juan Gomez : Mamadou Sacko vous êtes à Charleroi, en Belgique, bonjour. Mamadou Sacko : Bonjour Juan Gomez. Vous réagissez à l’actualité en Guinée, avec l’annonce hier de la démission de Louceny Camara, président contesté de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), et pour vous cette démission est un acte patriotique. Oui, tout à fait Juan Gomez. Cette démission est un acte patriotique. En remettant sa démission au chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, Lounseny Camara a posé acte patriotique qui a d’ailleurs été salué par une grande majorité de la population guinéenne. Donc cette décision tombe après moult discussions entre le pouvoir et l’opposition, et pour finir Lounseny Camara a mis l’intérêt supérieur de la Guinée en avant. Il a rendu sa démission pour permettre l’avancée du processus électoral. Oui, c’est ce qu’il a dit. Il a dit : « Je voudrais par cet geste, permettre l’avancée du processus électoral », puisque tout était bloqué. Et tout est d’ailleurs bloqué depuis de nombreux mois. L’opposition réclamait notamment la démission de Lounseny Camara qui est à la tête de cette instance qui censée organiser et superviser les élections législatives. Est-ce que vous pensez maintenant après le départ de Louceny Camara que l’opposition va revenir à la table des négociations et des discutions, est-ce que vous pensez qu’après le départ de Lounseny Camara l’opposition va revenir à la table des négociations, vous pensez que ce départ va résoudre la crise ? Je pense que l’opposition n’a plus aucun choix. Parce qu'en démissionnant Lounseny Camara vient de résoudre un problème majeur. Maintenant, à mon avis, il est plus qu’urgent d’accompagner cet acte par une volonté politique, je dis bien une volonté politique, tant de la part de l’opposition que la mouvance présidentielle, en envoyant leurs commissaires à la CENI, avec ceux de la société civile et des syndicats, pour qu’ensemble, ils élisent le nouveau Président de la CENI qui va maintenant organiser ces élections législatives. Vous dites de commissaires. Il est important de rappeler que sept opposants membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante ont remis leur démission la semaine dernière. A l’heure actuelle il n’y a aucun membre de l’opposition à la CENI. Enfin l’opposition, attention, elle réclamait effectivement la démission du président de la CENI, mais elle réclame encore et toujours une vraie parité au sein de la CENI. Donc il risque d’y avoir blocage encore ? Justement sur cette question précise, Juan je voudrais qu’on donne la légitimité au Conseil National de la Transition (CNT). Je voudrais faire rappeler qu’avant l’annonce de la démission de Lounseny Camara, cette instance qui, aujourd’hui, fait office d’Assemblée Nationale en Guinée, avait fait une série de propositions au chef de l'Etat à laquelle celui-ci a retenu que l’opposition désigne 7 sept de ses membres, la mouvance présidentielle aussi et les représentants de la société civile. Je pense qu’à ce niveau la parité doit être effective en fonction du poids politique des partis à l’issue des élections présidentielles de 2010. Vous avez le sentiment, vous êtes plutôt optimiste. On va suivre tout cela avec vous tous qui suivez l’actualité guinéenne, en parler, en débattre la semaine prochaine. Merci et bonne journée à Charleroi en Belgique. Source : Radio France Internationale |


























