Aujourd'hui, Kirikou revient sur les écrans pour de nouvelles péripéties, en 3-D. Un troisième épisode qui doit clore une trilogie qui n'a jamais été conçue en tant que telle. Ah, succès, quand tu nous tiens... Le grand-père nous accueille dans sa grotte bleue, pour de nouvelles confidences. Il nous raconte alors comment Kirikou, grâce à sa bravoure et son intelligence, est venu au secours de la femme forte, dont le toit de la case avait été détruit par Karaba. Il nous apprend par quelle astuce le petit héros a retrouvé le vieux grincheux, qui s'était égaré dans la savane, puis comment une griotte menacée par la sorcière a finalement pu transmettre son savoir aux habitants du village. On découvre aussi le secret d'un mystérieux monstre bleu, et enfin, grâce à une flûte liée à la famille de notre héros petit et vaillant, le pouvoir magique de la musique. À sa sortie au cinéma en 1998, Kirikou et la sorcière attire 1,6 million de spectateurs en salle. Un succès surprise rendu possible grâce à un bouche-à-oreille ultra favorable. Logiquement, Michel Ocelot envisage une suite, mais prend son temps pour la préparer. Résultat : Kirikou et les bêtes sauvages sort sur les écrans en 2005 et bat le record d'affluence de son prédecesseur en rassemblant 2 millions de spectateurs. Un score que lui enviraient certaines grosses productions françaises calibrées pour séduire un public insaisissable! RATTRAPÉ PAR LE SUCCÈS Michel Ocelot jure pourtant qu'on ne l'y reprendra pas. Largement satisfait du succès de ces deux épisodes, l'artiste, archi-récompensé et accumulant les métiers, ne compte pas s'enfermer dans une franchise, même lucrative. Le succès du premier film lui permet de trouver les financements pour Princes et princesses, un long-métrage mettant en scène des silhouettes animées qui, grâce à l'aura dont jouit le réalisateur désormais à succès, et, surtout, grâce à une qualité artistique indéniable, est vu par 800 000 spectateurs. Mais le destin de Kirikou rattrape le réalisateur. Alors en pleine promotion de son film Azur et Asmar (2006) en Amazonie. Là, à la fin de la projection, un Indien se lève et va dire à Michel Ocelot tout le bien qu'il pense de Kirikou et les bêtes sauvages qui mieux que quiconque a rendu sa dignité sur grand écran aux tribus qui vivent nus. Ni une ni deux, Michel Ocelot rédige un scénario autour de l'enfance de Kirikou, et où le réalisateur, qui a grandi en Guinée, distille ses propres souvenirs. Entièrement réalisé à l'aide de techniques d'animation traditionnelles, ce troisième volet, malgré les réticences de Michel Ocelot, est aussi en 3-D. Raison de plus pour foncer avec Kirikou dans de nouvelles aventures!
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